A propos des substances chimiques
200, c’est le nombre de substances chimiques synthétiques que l’on peut aujourd’hui retrouver dans notre corps, qui devient ainsi un véritable réceptacle pour des substances potentiellement dangereuses.
Année après année, cette pollution corporelle va croissante et devient de plus en plus complexe. Pourtant très peu de données scientifiques existent sur les effets à long terme de la plupart de ces polluants, en particulier sur leurs possibles interactions les unes avec les autres (effet cocktail). Cette situation aujourd’hui reconnue constitue une préoccupation majeure de la “santé environnementale”, mais le le sujet demeure controversé car il remet en cause les approches traditionnelles des politiques sanitaires ainsi qu’un certain nombre de choix industriels et d’options économiques.
Ces substances chimiques industrielles sont utilisées dans la composition des cosmétiques et des parfums, mais elles ne restent pas confinées dans les produits et s’en échappent à différentes occasions, notamment lors de leur utilisation, nous les diffusons dans l’air ambiant et notre corps les absorbe lors de chaque application d’un cosmétique sur notre peau (alors qu’elles ne devraient normalement pas passer la barrière cutanée, à la différence des produits pharmaceutiques)… Nous subissons donc une véritable exposition invisible et quotidienne aux substances toxiques. Tout notre système de réglementation repose sur le principe de ” c’est la dose qui fait le poison” et l’on peut incorporer des substances potentiellement cancérigènes dans le moindre produit de consommation à condition de respecter des seuils dits “sûrs”. Cette approche néglige les accumulations imprévisibles et la complexité des voies d’expositions, en particulier la contamination de l’environnement ou le transfert de la mère à l’enfant lors de la grossesse ou de l’allaitement.
Face à cette situation, il n’y a qu’une seule issue : la responsabilité de tous les acteurs, pouvoirs publics, industriels et consommateurs. Les produits cosmétiques ayant un label “bio” échappent bien entendu à ces substances car d’autres alternatives tout simplement fournies par la nature ont été utilisées. Mais qui dit substances naturelles exclu des productions massives et infinies…